28 avril 2008
extrait des conncert 2008 plus rentrée montrealaise
copiez est collez ces liens pour les visionner !!!
http://video.msn.com/video.aspx?mkt=fr-CA&brand=sympatico&vid=bd383b58-f469-45b5-9c65-7b39db840efb
Isabelle Boulay : "Making of" de sa rentrée montréalaise
http://www.dailymotion.com/video/x56fdb_isabelle-boulay-theatre-sebastopol_music
http://www.dailymotion.com/video/x56fkr_isabelle-boulay-theatre-sebastopol_music
http://www.dailymotion.com/video/x56ffc_isabelle-boulay-theatre-sebastopol_music
http://www.dailymotion.com/video/x539ka_p4140043_music
http://www.dailymotion.com/video/x4pzjx_isabelle-boulay-je-toublierai-14030_music
19 avril 2008
nouvelles photos 2











nouvelles photos





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13 avril 2008
des videos
comme d'habitude chanter avec florent pagny interprete richard cocchiante, il mio rifugio un peu plus haut un peu plus loin ,chanson traditionnel du quebec chanson de edith piaf, ""non rien de rien"
11 avril 2008
tres belle photo
isabelle boulay et la fondation gibson
Isabelle Boulay s'engage pour l'association Music Rising
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La Fondation Gibson s'engage aupres des musiciens sinistres de la Nouvelle Orleans a travers son association Music Rising.
Cette fois encore une artiste immense, Isabelle Boulay, a bien voulu se preter au jeu des dedicaces, permettant ainsi une plus value de qualite lors de la vente aux encheres de ces guitares dont les benefices seront reverses en totalite a l'association Music Rising, vente d'ores et deja prevue le 31 Mai prochain au Hard Rock Cafe 'Times Square' a New York.
Music Rising creee en 2005 par the Edge (U2), Bob Ezrin et de Henry Juszkiewicz (Chairman et CEO de Gibson Guitar) a pour but de recolter des fonds afin de redonner vie a la region du golfe de la Nouvelle Orleans devastee a la suite de l ouragan katrina, en offrant des instruments et par la meme un outil de travail a tous les musisiens du Golfe, Veritable vivier historique musical! A ce jour pres de 2.500 d entre eux sont a nouveau en possession d un instrument ainsi que 40.000 enfants, adolescenets et etudiants appartenant a differentes ecoles et eglises.
A t-on besoin de presenter Isabelle Boulay ! Une enfance au Quebec au sein d'une famille qui n'hesitera pas a encourager sa vocation a la faisant se produire dans le restaurant familial tandis qu un peu plus tard viendra le tour des amis a l inciter a s' inscrire a un Festival local de la chanson ou elle rencontrera un grand succes d'estime !
Elle se produit des lors dans plusieurs festivals jusqu'au Trophee de la Chanson Francophone, qu'elle remporte a Perigueux en 1993, alors que le grand public Quebecois va la decouvrir, lorsqu'elle prete sa voix a la chanteuse Alys Robi, dans une serie televisee du meme nom.
C'est le grand Luc Plamondon, immense artiste qui nous a offert les textes des plus grandes chansons francophones (Robert Charlebois, Diane Tell, Francoise Hardy, Johnny Halyday ...) ainsi que d immenses comedies musicales, (dont Starmania, Notre Dame De Paris et Lily Passion co-ecrit avec Barbara), qui lui offre le role de Marie Jeanne dans la meme comedie musicale rock eponyme Starmania, ecrite a deux mains avec Michel Berger, durant toute la duree des representations a savoir ... 350 !
La belle s'envole alors en une carriere solo ou un succes immense l'attend, chez elle au Quebec, en Amerique du Nord, mais aussi en Europe. Sa discographie aujourd'hui est importante puisque depuis ses debuts en solo elle signe 11 albums dont le dernier sorti en 2008 intitule "Nos lendemains" a ete enregistre a Paris par Dominique Blanc-Francard.
Cette dame qui est l'artiste Quebecoise aux albums les plus vendus est aussi un membre actif des Enfoires !
[Pour information la precedente vente aux encheres avait rapporte la somme approx. de 2.500.000 US Dollars (entierement reverse a l’association)].
N'hesitez pas a vous rendre sur son site afin de decouvrir les dates de ces concerts : http://isabelleboulay.com
Pour toutes informations sur la Fondation Gibson : La Gibson Foundation fondée en 2002 a l’initiative de Henry Juszkiewicz, Chairman et CEO de Gibson Guitar Corp. a pour leitmotiv ‘Making the world a better place for children’. La Fonddation s’engage de part le monde a participer au développement de programmes d’entraides destines aux enfants en aidant financièrement des associations a but non lucratifs sur des projets éducatifs, musicaux, artistiques, sociaux et de sante publique. La Gibson Foundation est une association à but non lucratif.
> Pour plus d’informations sur la Fondation Gibson merci de bien vouloir vous rendre sur le site : www.gibson.com
Pour toutes informations sur l'association Music Rising :
L’association Music Rising a été creee par The Edge, guitariste de U2,
Bob Ezrin, producteur ainsi que par Henry Juszkiewicz, Ceo et Chairman
de Guitar Gibson Corp. a la suite du passage de l’ouragan Katrina en
2005, afin de remplacer les instruments perdus ou détruits lors de
cette catastrophe naturelle, humaine et culturelle. L’association
soutient par des efforts constants aujourd’hui encore les musiciens
professionnels et non-professionnels, les écoles et les églises.
Les membres de l’association sont les représentants de divers
partenariats de l’industrie du spectacle tels : Musicares, Guitar
Center, Musician’s Friend, Live Nation, Kennedy/Marshall, Ticketmaster,
Hard Rock International, VH-1, MTV, Real networks, ABC News Now, NFL,
Rolling Stone Magazine, la Fondation Opus de Mr Holland, All
Congregations Together (ACT),
et le Fond Katrina Bush-Clinton.
En 2005 Music Rising a recu le prestigieux "Halo Award for cause Marketing" et en 2006 le "Billboard Humanitarian Award".
L'association est gere par la Fondation Gibson.
> Pour toutes informations complementaires ou soit pour faire un don veuillez vous rendre sur les sites :
www.musicrising.org ou soit : www.gibsonfoundation.org
06 avril 2008
dossier de presse et interview 2008 n2
chronique album nos lendemains
LEXPRESS.fr du 04/03/2008
Nos lendemains
Isabelle Boulay
Gilles Médioni
Les
chansons des grandes voix du Québec ne volent pas toujours très haut,
mais Isabelle Boulay sait naviguer entre des rengaines casanières (Parle-moi), des refrains à l'eau de rose (Ton histoire) et ses classiques à elle, frissonnants, qui lui vont comme un gant (Mieux qu'ici-bas). Après un CD consacré à la country, De retour à la source, inédit en France, la chanteuse originaire de Gaspésie revient, droite et brûlante, avec Nos lendemains,
un dixième album ample, fier et érudit, sur lequel se sont penchés
Biolay, Le Forestier, Clerc, Murat, Dabadie, Golemanas. Entourée de ces
artisans du verbe, Boulay empoigne des ballades de cow-boy, des
dépressions existentielles, des chants charnels ou bucoliques, des
sanglots refoulés. Sur Dieu des amours (Murat), Où est ma vie? (Golemanas, Lanty) ou L'Appuntamento,
reprise en italien d'un tube brésilien, Isabelle Boulay fait entendre
des blessures amères avec une ironie fine et un art qui évoque
l'expressionnisme. C'est une grande interprète. C'est rare.

Isabelle Boulay: en toute franchise
Par Laurent Leblond
Après son spectacle « multi-média » de 2006, toujours à Desjardins-TELUS, l'interprète Isabelle Boulay revient cette fois avec un show plus simple, moins éclaté, mais toujours aussi sincère et, surtout, toujours aussi franc.
Isabelle Boulay, de plus en plus sereine.
Pas d'artifices dans cette prestation de près de deux heures, avec six musiciens, bien dirigés par Julie Lamontagne, aussi jazzwoman (qu'on a souvent vue au Festi Jazz avec son trio) et accompagnatrice de Boulay depuis des lustres), sous des éclairages précis et dans des décors tout simples, éclatants de rouge, dont la plus grande pièce est un grand divan causeuse. Qui sert bien la séquence country du spectacle.
Évidemment, Boulay ramène ses grands succès et des chansons de grands compositeurs, comme elle propose une version soutenue de « Coucouroucoucou Paloma », qui fait partie de son prochain disque, « Nos lendemains » (en vente, le mardi 4 mars), très agréable et surtout aux arrangements bien fignolés. D'ailleurs, ce spectacle est aussi remarquable par la qualité de ses orchestrations, non agressives, livrées avec une spontanéité et une maîtrise indiscutables, par ces six musiciens, complices et solides.
« J'ai souvenir encore » de Claude Dubois m'a particulièrement touché, d'abord par l'interprétation d'Isabelle Boulay, sensible et tendre, ensuite par le rappel de la dernière séquence de la série des « Lavigueur », sur cette musique, avec ce « dolly back » sur le père Lavigueur, en réflexion, revenu dans son appartement exigu du quartier qui a vu grandir sa famille... avant les millions.
Et la « section « country, issue de son excellent album, a permis de réunir toute la gang à l'avant-scène, pour des interprétations connues, attendues et fort appréciées, à entendre la réaction de la salle, remplie à capacité. « J'ai un amour qui ne veut pas mourir » a entre autres littéralement soulevé la foule.
J'ai aussi aimé entendre des chansons qu'on retrouvera sur le nouvel album de Boulay, « Juste une étoile... », de Maxime Le Forestier et de Julien Clerc (qui lui a aussi écrit « Reviens, Reviens, Reviens », fort belle chanson) et « N'aimer que t'aimer », de Didier Golemanas et Daniel Seff. Enfin, « Vouloir t'aimer » de Laurence Jalbert, sur une musique de Guy Rajotte, donne un bel exemple de la sérénité de l'interprète.
Car, ce spectacle nourrit la qualité des interprétations d'Isabelle Boulay, qui possède toujours cette superbe voix et cette incontournable présence sur scène, plus mature, plus simple, dans le sens accessible du terme. La mise en scène d'Yves Desgagnés lui permet de se rapprocher du public, de son public, tout en évoluant sur une scène aménagée de façon à lui donner toute la place, en compagnie de ses musiciens, aux bords de scène, ou franchement aux côtés de l'interprète, quand il se doit. Cette pente vers l'avant est une fort belle idée, comme la façon de créer les intermèdes de changement de robes, où les musiciens soutiennent la séquence à venir, tout en improvisant (fort joliment, d'ailleurs), jusqu'à ce que l'interprète revienne continuer son tour de chant. Même tactique, fort originale, aux rappels.
Généreuse,
Isabelle Boulay a manifestement répondu aux attentes de ses admirateurs
et a livré un spectacle d'une rigueur évidente, tout en se permettant
des insertions spontanées, au rythme de l'atmosphère. Beau moment de
franchise et de spontanéité, autant vocales que musicales.
Desjardins-TELUS n'en était que plus belle et aussi chaleureuse.
chroniques
Isabelle Boulay - Nos Lendemains (2008)
Article publié le 27 février 2008 à
11:46 par
Pierre-Luc Gagnon
Isabelle Boulay n’attend plus Nos Lendemains
par Philippe Beauchemin La chanteuse Isabelle Boulay lançait cette semaine, devant public et fans, son tout nouveau disque, Nos Lendemains.
Sur le nouveau CD de la chanteuse, qui a enregistré la totalité des chansons à Paris avec la complicité de Dominique Blanc-Francard (Camille, Raphaël, Françoise Hardy, Stéphane Eicher), on retrouve l’Isabelle Boulay sensible aux amours perdus, aux chemins qui se croisent, mais également à la force des mots.Ainsi, elle s’est adjoint les services de paroliers de renom pour ce disque. Julien Clerc, Maxim Le Forestier, Benjamin Biolay, Laurence Jalbert participent ou contribuent à l’une ou l’autre des chansons.
Une belle surprise également sur cet opus : une reprise de la pièce « Tomorrow in her eyes » de Ron Sexsmith, qu’elle a elle-même adaptée en français avec l’aide de Guillaume Vigneault.
Outre cette reprise, Isabelle Boulay adapte également une chanson brésilienne (« L’appuntamento ») et une espagnole (« Coucouroucoucou Paloma », de Tomas Mendez Sosa).
Nos Lendemains nous arrive un an seulement après le très country De retour à la source.

Isabelle_Boulay
Nos lendemains
Chic musique, V2 (Universal)
Sorti le 3 mars
On connaissait Isabelle Boulay, chanteuse à voix. Voici qu'à 35 ans et 12 ans de carrière, son dernier album la révèle chanteuse à textes. Pour Nos lendemains, sixième opus en studio, la Gaspésienne a dompté sa puissance vocale pour offrir des interprétations plus en finesse.
La métamorphose n'est pas telle qu'elle troublera les fans de la première heure ; peut-être incitera-t-elle quelques réticents à prêter l'oreille. Ne serait-ce que par curiosité. La première des surprises est sans aucun doute la présence de Benjamin Biolay à l'écriture, au piano et à la trompette dans Ne me dis pas qu'il faut sourire, "le coeur de 'lalbum" aux dires d'Isabelle Boulay.
Guitare slide et accordéon
De Biolay (35 ans) à Jean-Loup Dabadie (70 ans) en passant par Maxime Le Forestier, Nos Lendemains fédère les auteurs canadiens et français et franchit tous les ponts sans complexe et sans peur de faire cohabiter le folk, les ballades très gentiment rock et les slows les plus mielleux. Isabelle Boulay n'a pas pu résister à quelques incursions du côté de la country et de ses guitares slide. Et pour rétablir la balance de part et d'autre de l'Atlantique, l'album ose quelques notes d'accordéon.
Radiohead est fan
Autre surprise : une reprise de Coucouroucoucocu Paloma en guise d'hommage à Nana Mouskouri, dont Isabelle Boulay
est fan depuis la première heure. Et même avant, car la chanteuse a
confié dans la presse canadienne qu'elle s'agitait dans le ventre de sa
mère à chaque fois que le disque passait.
Le titre phare de l'album Nos Lendemains est l'adaptation d'une chanson de Tomorrow in her eyes, de l'Ontarien Ron Sexsmith, un artiste qui compterait parmi ses fans Radiohead, Elton John ou Paul McCartney. Le succès radiophonique, lui, est déjà assuré pour Ton histoire, ses cordes et ses choeurs. Un genre où excelle la Québécoise. On ne se refait pas tout à fait.
dossier de presse sur la tournée 2008 et interview
PARIS - Il aura suffi que Isabelle Boulay, après une absence de près de trois ans, réapparaisse sur la scène de l'Olympia, moulée dans une longue robe, pour que le charme opère. Vendredi soir, avec élégance et simplicité, la Gaspésienne a reconquis sans mal le public parisien, qui l'a longuement applaudie avant même qu'elle ne chante sa première note.
Isabelle Boulay donnera trois concerts à l'Olympia, trois concerts qui s'annoncent déjà comme le moment fort d'un tournée européenne de trois mois entreprise le 14 mars à Nantes, quelques jours à peine après la sortie son dernier disque, "Nos Lendemains", enregistré à Paris.
Mis en scène par Yves Desgagnés, le spectacle est le même qu'au Québec, avec son très beau décor: un rideau de scène rouge aux larges drapés, devant lequel s'étend un plan incliné, dont Isabelle Boulay occupe le centre, flanquée de part et d'autre de ses six musiciens.
Dans la salle vendredi soir se trouvaient le légendaire parolier Jean-Loup Dabadie, et Maxime Leforestier, qui lui ont écrit des chansons. Sur scène, Benjamin Biolay et Julien Clerc sont venus chanter en duos avec la chanteuse rousse "Ne me dis qu'il faut sourire" et "Reviens, reviens".
Isabelle Boulay, qui a toujours su s'entourer des meilleurs auteurs français, occupe une place à part en France. Perçue comme une chanteuse de variétés (populaire) de qualité, elle a échappé à l'étiquette de "hurleuse" qui colle à la peau de la plupart des Québécoises. C'est comme si la chanteuse à voix était devenue chanteuse à textes, pour reprendre la formule d'un journal français. Aujourd'hui, en raison de sa culture musicale, Isabelle Boulay pourrait presque apparaître comme la plus française des chanteuses québécoises, mais aussi comme la plus "country" des chanteuses françaises.
Libérée, visiblement épanouie, elle ose désormais le grand écart entre l'accordéon et la "pedal steel" country. Elle donne ainsi toute la mesure de son talent, interprétant ses plus récentes chansons sans effets de voix inutiles, avant d'enchaîner, à son autre manière, sur ses plus grands succès : "Parle moi", "Un jour ou l'autre", "Je t'oublierai". Elle n'hésite pas non plus à être carrément rock - comme dans "Déjeuner en paix", de Stephan Eicher - ou résolument kitsch, avec "Coucouroucoucocu Paloma", en hommage à Nana Mouskouri.
Mais surtout, même ici, Isabelle Boulay se révèle éminemment "western", comme dans son disque précédent, "De retour à la source", plus ou moins inédit de ce côté-ci de l'Atlantique. Sur la scène de l'Olympia, elle a revendiqué haut et fort ses racines "country", son enfance gaspésienne et sa tante Adrienne.
"C'est la musique du cœur", a-t-elle dit.
En tout cas, c'était sans doute la première fois que "J'ai un amour qui ne veut pas mourir" résonnait dans le célèbre music-hall. Un triomphe. Il ne manquait que Renée Martel.
Par Michel Dolbec , La Presse Canadienne
interview
ISABELLE BOULAY - Loin de l’artillerie
lourde de ses consoeurs québécoises, Isabelle Boulay a toujours été
hors catégorie. À part. Loin devant. Interview à son hôtel.
De la petite fille qui chantait debout sur un juke-box en Gaspésie pour divertir les clients du restaurant de ses parents à Starmania, en passant par la country, la variété et la chanson réaliste, sa carrière est un onctueux mélange de styles et d’émotions. Pour Nos lendemains, son nouvel opus en studio, la Gaspésienne a dompté sa puissance vocale pour nous offrir un beau bouquet de chansons d’auteurs canadiens et français, ciselées dans de la dentelle, servies par une voix plus céleste, aux interprétations plus en finesse, et dont la simplicité et l’épure des arrangements confèrent une intimité particulière. Un art de chanter qui évoque l’expressionnisme. Entre le Canada et la France, cette artiste sincère et humble n’a jamais dérogé de sa ligne directrice : trouver sa vérité profonde.
Vous ouvrez votre disque sur une chanson de rupture et
l’invocation d’une femme toujours amoureuse malgré la fin évidente de
son histoire. Drôle d’entrée en matière !
J’ai tenu à faire figurer cette chanson au début justement car elle
sort du romantisme primaire. J’étais moi-même une romantique invétérée
à vingt ans, et je n’aime plus aujourd’hui de la même manière. Je
trouvais intéressante l’ambivalence du texte et de la musique. J’aimais
l’idée de débuter ce disque par un peu de cynisme et d’espièglerie.
Cette femme assume sa rupture. Elle en veut à l’homme qu’elle a aimé,
mais esquive son chagrin et entrevoit le bout de la douleur.
Il y a un nouveau son très épuré et dépouillé dans ce
disque. Provient-il de l’arrivée dans votre équipe du réalisateur
Dominique Blanc-Francart ? Comment s’est déroulée votre collaboration ?
C’est un bel alchimiste. Cela faisait près de quinze ans que je voulais
travailler avec Dominique Blanc-Francart, depuis que je l’avais repéré
sur les albums Engelberg et Carcassonne
de Stéphan Eicher. Je suis très attachée à la manière dont les disques
se font, et j’ai toujours été attirée par les réalisations dépouillées.
La première fois que je me suis rendue à son studio, j’avais amené une
version que j’avais enregistrée de Coucouroucoucou Paloma et nous avons débuté le travail ainsi, en définissant une direction sonore.
Et, justement pour quelle raison avez-vous souhaité
reprendre ce titre, initialement créé en 1968 par Nana Mouskouri, qui a
quand même quarante ans ?
Ma mère m’a racontée qu’à l’âge de huit mois déjà, quand elle mettait
les chansons de Nana Mouskouri, je me mettais à frémir. Des années plus
tard, quand j’ai vu le film de Pedro Almodovar Parle avec elle
et entendu la superbe version de Caetano Veloso, tout ce passé m’est
revenu. La chanson m’est restée et est redevenue une manière pour moi
d’aller parler à mes souvenirs. Avec Dominique Blanc-Francart, j’ai
voulu retrouver dans cette chanson à la fois le chic, la classe et
l’élégance de cette chanson.

Il y a également une chanson italienne, L’appuntamento.
Pour quelle raison et avez-vous pensé à rechercher une adaptation
française de ce standard italien immortalisé par Ornella Vanoni,
ressuscité récemment dans la bande originale d’Ocean’s 12 ?
Avec L’appuntamento,
nous voulions garder le charme italien un peu suranné et amener cette
chanson dans la modernité. Nous avons essayé plusieurs adaptations et
j’espère, un jour, recevoir de Roberto Carlos son approbation pour en
livrer une version française.
Vous aimez l’Italie ?
Oui, avec la Corse. Ces peuples sont assez proches des Québécois. Les
Corses vivent dans une sorte de vérité sauvage, complètement au coeur
de la vie. En Italie, nos codes de vie se ressemblent. Je me sens
proche de leur philosophie de vie, de la sensualité à l’italienne et de
l’attrait du plaisir. J’aime la musicalité de la langue. Je me sens
comme chez moi en Italie. Ils râlent toujours avec le sourire. J’y
avais tourné dans un petit village près de Rome mon clip de la chanson
Une autre vie.
Nos lendemains décline différentes manières d’aimer. L’amour, c’est votre sujet de prédilection ?
C’est la plus grande question que je me pose. L’amour est le plus grand des mystères.
Vous croyez à l’amour ou vous pensez que “les histoires d’amour finissent mal en général” ?
Dans les rapports très passionnels, les histoires un peu pathologiques
et fusionnelles se terminent toujours dans le drame. Mais, quand un
amour est arrivé à maturité et qu’il s’émousse, on peut avoir la
sagesse de se dire que cette relationest arrivée à son terme et se
quitter. On a du chagrin, bien sûr, mais je crois que les liens se
transforment, après... D’une manière générale, cet album est un album
de maturité amoureuse, il porte en lui la possibilité de s’ouvrir à une
autre vie, à d’autres lendemains. Avec l’âge, on gère mieux le rapport
à l’amour.
L’artiste Isabelle Boulay et la femme Isabelle sont-elles réconciliées ? Où en êtes-vous?
Là, j’y suis vraiment. Avant, il y avait une espèce de lutte autour de
la place que prenait la chanteuse dans la vie de la femme. Là, j’ai
vraiment intégré la chanteuse parce que j’ai bien compris que j’allais
être une chanteuse toute ma vie et que je devais l’accepter. J’ai
réconcilié les deux. Peu importe que je sois une amoureuse, une mère.
Je serai aussi toujours une chanteuse.
Cette dichotomie entre la chanteuse et la femme se sentait dans vos albums d’ailleurs. On percevait les fêlures…
Il y avait plus de pesanteur dans ma façon de chanter. Je voulais
davantage être dans le plaisir dans cet album. J’ai réussi à concilier
les souhaits que j’avais avec mes accomplissements.
Comment vous est venue l’idée d’adapter Tomorrow in your eyes de Ron Sexsmith ?
J’ai fait entendre à Guillaume Vigneault, fils du chanteur Gilles Vigneault, quelques chansons de Ron Sexsmith. Retriever est mon album préféré de Ron et Tomorrow in your eyes
est la chanson d’amour la plus belle qui soit. Elle est synonyme
d’espace et de liberté. Quand Guillaume est arrivé à la maison, il
voulait essayer de faire des chansons en français aussi belles que
celle-là en anglais. Sans me le dire, il a commencé à travailler sur
une adaptation. Il est revenu un matin avec les deux tiers de la
chanson, et je l’ai aidé à la terminer.
Julien Clerc vous a composé Juste une étoile et Reviens, reviens, reviens sur cet album. Encore un rêve d’enfant réalisé ? Vous aviez déjà repris Le coeur volcan dans votre dernier spectacle et vous l’aviez invité sur la scène de vos derniers Olympia pour chanter en duo Les séparés…
Oui, car j’ai beaucoup écouté Julien Clerc et notamment Coeur de rocker
qu’avait écrit Luc Plamondon. Je mesure ce privilège car ses musiques
m’ont toujours accompagnée et se raccrochent à des souvenirs. Reviens, reviens, reviens est la première chanson que j’ai reçue de sa part.
Nos lendemains est aussi marqué par un changement
de casquette, puisque Benjamin Biolay a laissé son habit de réalisateur
pour celui d’auteur-compositeur. Qu’est-ce qui vous a séduite dans sa
chanson Ne me dis pas qu’il faut sourire ?
Il m’a vraiment fait un beau cadeau ! Mais, il n’est pas le seul à
avoir changé de rôle. Alain Lanty, par exemple, que j’avais croisé en
tant que pianiste, se retrouve aussi compositeur. Quant à Benjamin et
moi, nous étions en studio au même moment. Lui, travaillait sur Trash Yéyé
et moi, je faisais des allers-retours entre Paris et Montréal pour
construire mon disque. Un jour, Dominique m’a demandé si je voulais un
titre de Benjamin. Il savait qu’il avait écrit une chanson spécialement
pour moi et a joué l’intermédiaire. Lors de ma visite suivante, il m’a
fait écouter Ne me dis pas qu’il faut sourire. Dès que je
l’ai entendue, il était évident qu’elle serait sur mon album. Il y
avait dans cette chanson une langueur presque érotique, que je n’aurais
pas chantée si Benjamin n’y avait pas pensé pour moi.
Je ne m’effraie pas d’un futur obscur chantez-vous dans Nos lendemains. Cette confiance dans le futur, c’est votre état d’esprit actuel ?
Absolument. Si j’ai envie de quelque chose, je le fais et je ne me
demande plus si c’est bon ou non pour ma carrière. Je me laisse
davantage porter qu’avant car je me sens tout simplement plus libre.
Concernant la comédie, vous avez fait une apparition dans Le coeur a ses raisons, un feuilleton parodique où vous jouiez une hôtesse de l’air... Le cinéma vous tenterait-il ?
Je pensais que cela passerait inaperçu en France ! Je l’ai fait
uniquement par amitié pour Marc Labrèche et beaucoup par plaisir.
J’adore cet homme, il me fait rire. Nous avions déjà fait des sketches
ensemble à l’occasion d’une émission spéciale. C’était l’occasion de
partager de nouveau quelques éclats de rire. Je suis loin de me
prétendre actrice. En revanche, j’aime l’autodérision.
Quelle va être la couleur de votre spectacle à l’Olympia ?
Je vais faire entrer mon public dans ma boîte à musique. Nous jouerons
sept chansons du nouvel album, mais je reprendrai aussi des morceaux
plus anciens comme Je t’oublierai, Je t’oublierai, Parle-moi ou Mieux qu’ici-bas. Il y aura aussi une partie country, notamment une chanson que chantait ma tante Adrienne : J’ai un amour qui ne veut pas mourir et les arrangements seront fidèles à cet album, sauf deux chansons assez rock. Je revisite même Déjeuner en paix !
Que vous inspire le chemin que vous avez parcouru jusqu’ici ?
Je suis heureuse d’être là et d’être entrée dans l’espace dans lequel
je voulais être. Je n’ai pas échappé à mon destin. Je travaille avec
des gens qui m’ont fait rêver et qui m’amènent plus loin que là où je
suis déjà allée. C’est une des plus belles périodes de création de ma
vie ! Je suis comblée. Je travaille fort mais je fais le métier que
j’aime et surtout je le fais de la façon dont j’ai envie de le faire,
et ça c’est un luxe incroyable.

- Propos recueillis par Dominique PARRAVANO : http://www.paruvenduparis.com
- Crédit photos - Site officiel : http://www.isabelleboulay.com/
Par La rédaction, jeudi 13 mars 2008 à 08:58 - Interview - #747 - rss
interview 2
Vous avez enregistré votre nouvel album au Studio Labomatic de Dominique Blanc-Francard. Pourquoi ce choix?
Je voulais travailler avec Dominique Blanc-Francard depuis plusieurs
années. J'avais adoré son travail sur les albums de Stéphane Eicher,
notamment Engelberg. Je suis très sensible à sa démarche, enregistrer
dans des lieux atypiques, comme une chambre d'hôtel, un château à
Carcassonne, chercher où l'instrument résonne le mieux... Pour Nos Lendemains,
j'ai vécu l'une des expériences d'enregistrement les plus bénéfiques
pour moi. Auparavant, quand je travaillais en studio, je me sentais
comme dans un laboratoire, un peu comme si j'étais dans un incubateur.
Là, on a bossé de façon plus artisanale, pour être au plus près des
chansons, elles ont été enregistrées en live, en petite formation. On
ne cherchait pas forcément la perfection, plutôt trouver la justesse de
l'émotion, la vérité de chaque chanson. Ça m'a donné un autre souffle,
plus de liberté dans l'interprétation et je me suis autorisé une forme
d'abandon.
Vous avez réuni une équipe d'auteurs-compositeurs de premier choix...
Oui une équipe de rêve. Certaines chansons ont vraiment été conçues à
l'ancienne, comme celle écrite par Julien Clerc et Jean-Loup Dabadie
qui m'a fait rêver avec tous ses beaux textes écrits pour Serge
Reggiani. Ils me l'ont envoyé sur une vieille cassette! C'était
charmant, à l'ère de l'Internet.
Et comment s'est passée la collaboration avec Benjamin Biolay?
Benjamin travaillait dans le studio juste à côté. Et un soir, il a
laissé une chanson à Dominique Blanc-Francard. Dès la première écoute,
j'ai eu la conviction que cette chanson allait être le coeur de mon
album. Avec Benjamin au piano, on l'a enregistré en deux prises.
J'adore son jeu, sa langueur, il a une façon de jouer sans jouer.
On vous imagine plutôt loin de son univers...Au contraire, je suis très sensible à son univers, son romantisme noir, ses chansons d'amour un peu cyniques et fatalistes. Mais il ne s'agit d'un cynisme plutôt souriant. Comme pour Jean-Louis Murat, il existe toujours une brèche pour respirer et s'échapper. Sinon, j'exècre le cynisme pur. Mais Benjamin n'est pas quelqu'un de catégoriquement cynique. En fait, je préfère parler d'une lucidité. Mais une lucidité extrême. Et ça me touche. Je me dis souvent, que si j'étais un garçon, je ressemblerais beaucoup à Benjamin Biolay dans le caractère, ma part virile est très proche de la sienne.
"Chanter l'amour du point de vue masculin"
Et Jean-Louis Murat?
Je ne l'ai pas encore rencontré, mais je me sens beaucoup d'affinités
avec Jean-Louis. Mon père vivait comme lui, dans un chalet au milieu de
la nature, loin de tout, libre. J'ai grandi en Gaspésie, une région
très sauvage, aride, dure, la vraie vie. Mon père était issu d'une
fratrie de 14 enfants, il était fils d'ouvriers cultivateurs, il a vécu
dans la pauvreté, il a dû travailler sur les chantiers dès 13 ans. Il
possédait également un restaurant avec un bar. Des musiciens jouaient
pour un public de gens esseulés et de coeurs brisés. C'est là que je
fis mes premières scènes, j'y ai chanté régulièrement de 7 à 11 ans. Ce
restaurant, c'était un peu le refuge du village. Il était courant de
voir des femmes violentées arriver en pleurs chez nous.
L'amour reste le thème central de vos chansons. Pas envie d'aborder d'autres thèmes?
Je n'ai pas encore fait le tour de la question! Juste une étoile
c'est une chanson sur le deuil, sur la perte de l'être aimé. Mais dans
cet album là, il y a beaucoup de chansons d'amour et d'espoir. Ce qui
n'était peut-être pas le cas dans mes autres albums, marqués par un
romantisme exacerbé, beaucoup plus lyrique.
Dans certaines chansons, vous semblez parfois adopter le point de vue de l'homme...
Oui, je m'octroie cette liberté: chanter l'amour du point de vue
masculin. Contrairement à ce qu'on peut imaginer les hommes sont plus
fragiles et se "commettent", s'impliquent dans l'amour plus qu'on ne le
pense. J'ai vu beaucoup plus souvent des amis masculins terrassés par
des chagrins d'amour et s'en sortir bien plus difficilement que
certaines de mes amies. Les hommes n'ont socialement pas le droit à
l'épanchement, à la peine, au chagrin. La douleur se vit de façon plus
pudique et introvertie, elle est presque enfermée chez les hommes. Et
je trouve cela intéressant à exprimer.
Vous avez publié l'année dernière un album en hommage à la musique country. Une passion de jeunesse?
J'ai grandi avec cette musique, j'ai commencé à chanter avec cette
musique, trop souvent mal connotée comme une musique nationaliste, une
musique de plouc et j'en passe... Moi j'ai vécu la musique country de
l'intérieur, les musiciens country sont les artistes les plus élégants
que j'ai pu rencontrer dans ma vie. Ils se présentent frais, dispos et
toujours bien mis. Ils possèdent une dignité, du coeur. Leur métier,
c'est leur ouvrage. Ils réconfortent les gens en souffrance, seuls,
désespérés, avec des chansons simples, sans prise de tête, mais qui les
amènent droit dans leur coeur. Donc dans mes spectacles, je vais
interpréter une petite dizaine de chansons country, pour faire
découvrir ce répertoire au public français. Et lui raconter aussi une
partie de mon enfance.
CD. Nos Lendemains (Polydor/Universal)
En concert les 21, 22 et 23 mars. L'Olympia.
presse 2008
Le dimanche 23 mars 2008
Isabelle Boulay: la consécration tranquille
![]() Photo fournie par le producteur |
Louis-Bernard Robitaille
La Presse
Collaboration spéciale
Paris
Depuis ses débuts en solo en France, il y a sept ou huit ans, Isabelle Boulay n'a pas vraiment changé. Même quasi inconnue, elle avait de l'assurance, du sérieux et de la spontanéité. Aujourd'hui c'est pareil. À Paris elle descend dans un palace qui doit être le plus discret de la ville, à l'abri des curieux et des paparazzis. Et, avec la simplicité des premiers jours, mais aussi une grande connaissance du métier, elle parle du «privilège» qu'elle a de rester tout en haut de l'affiche en France, plusieurs années après le gigantesque succès de son deuxième album, qui a dépassé le million et demi d'exemplaires vendus.
«Je suis vraiment contente, dit-elle en finissant son
thé nature, de constater que désormais je ne suis plus ici la
Québécoise qui débarque, mais que je fais un peu partie de la famille.
Je n'ai pas connu en France le succès instantané, il n'est pas venu
tout seul, et mes ventes se sont toujours étalées sur 18 ou 24 mois.
Mais les gens m'ont adoptée.»
Peu après midi et demi, en
professionnelle appliquée, elle est déjà en route vers l'Olympia, où
elle allait donner hier soir la première de trois représentations. À
guichets fermés bien sûr. Dans les débuts d'une tournée d'une
quarantaine de salles de 1000 à 2000 places - province française,
Belgique et Suisse.
S'il fallait une confirmation du fait que la
France l'a véritablement adoptée, on l'a le soir même à l'Olympia.
Salle (2200 places) comble jusqu'au dernier strapontin. Dans
l'assistance, on aperçoit quelques-uns des auteurs et compositeurs qui
ont contribué à ce dernier album, sorti le 3 mars en France: le
parolier Jean-Loup Dabadie et Maxime Le Forestier. Julien Clerc, lui,
n'est pas dans la salle, puisqu'il se prépare à interpréter avec elle
Reviens, reviens, reviens. Tout comme Benjamin Biolay, qui fera en duo
Ne me dis pas qu'il faut sourire. Son producteur, Gilbert Coullier,
superpuissance parisienne, est dans la salle.
La salle est non
seulement remplie à craquer, mais surtout pleine de fans enthousiastes
qui manifestement connaissent ses albums et font une ovation à ses
titres les plus connus, Parle moi, Mieux qu'ici bas, etc. Mais,
justement, comme elle fait partie de la famille, Isabelle Boulay s'est
autorisé le risque, exactement comme au Québec, de glisser une grosse
moitié de nouveautés dans son spectacle de 22 chansons. Les apparitions
de Julien Clerc et Biolay, certes, aident à faire passer les neuf
chansons de Nos lendemains qu'elle propose au public. Et, dans la
deuxième moitié du spectacle, on constate que les spectateurs
accrochent instantanément à la magie énergique de ses titres country,
presque aussi applaudis que ses tubes les plus connus.
Isabelle
Boulay, qui n'avait pas fait de grande scène parisienne depuis plus de
deux ans et demi, en est en quelque sorte au stade de la consécration
tranquille. Bien entendu, le score phénoménal de Mieux qu'ici bas n'a
pas été égalé avec le troisième album - qui a tout de même atteint les
600 000 exemplaires, un chiffre d'autant plus impressionnant
qu'entre-temps, l'industrie du disque a été frappée de plein fouet.
À
peine sorti le 3 mars dernier, Nos lendemains s'est installé solidement
parmi les 10 succès de la semaine, à la septième puis huitième place. À
Nantes et Tours, où elle a entamé sa tournée juste avant l'Olympia,
elle a fait salle comble dans des salles de quelque 1500 places. Et,
alors que la grande presse fait de moins en moins de critiques
d'albums, elle vient d'être couverte de fleurs, aussi bien par
L'Express («C'est une grande interprète. C'est rare.») que par Le
Parisien («Une chanteuse à voix vraiment pas comme les autres.») ou
même L'Humanité: «Un univers d'une grande élégance dans lequel la
chanteuse révèle l'étendue de son talent.» Le Soir, principal quotidien
belge, lui consacre deux longs articles élogieux. Indéniablement,
Isabelle Boulay fait partie du paysage musical français. Au premier
plan.
Elle-même, qui a connu à Paris les espoirs et les duretés
des premières parties de spectacle, avait décidé de donner sa chance à
la talentueuse Florence K. Laquelle, accompagnée de son clavier et d'un
seul musicien, un guitariste, a interprété avec grâce et modestie cinq
titres, dont Vol de nuit, qui commence à tourner sur Radio Bleue, une
filiale de France Inter (principale radio publique). Reçue
chaleureusement par le public d'Isabelle Boulay, Florence va aussitôt
enchaîner avec trois spectacles de Bernard Lavilliers, dont elle fera
aussi la première partie. Un an après l'excellente salle de L'Européen
à Paris, Florence K poursuit sa mise en orbite. En lorgnant quelques
grands festivals de jazz, de blues et de world music en France.
![]()
05 avril 2008
ses photos










ses plus belles histoires
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enregistrements de chansons d'Isabelle Boulay à titre de marraine de l'association LEUCAN. |

| 1. Au moment d'etre à vous |
| 2. Le Retour de Don Quichotte |
| 3. Avec le temps |
| 4. Pour un ami condamné |
| 5. Monopolis |
| 6. Brésil/Amor Amor/ |
| 7. Ma Fille |
| 8. Mieux qu'ici-bas |
| 9. c'etait l'hiver |
| 10. Non je ne regrette rien |
| 11. La Mama |
| 12. Et maintenant |
13. Nos Rivières![]() au moment d'etre a vous ![]() un album live magistrale, ou toute l'ambiance de l'artiste est restitué tout au long des morceaux, une émotion vive vient cueillir l'auditeur, de superbes arrangements musicaux sont effectués pour ce live qui reste au sommet de ma pile de cds d'isabelle boulay, un album que je ne me lasse pas d'écouter de part son intensité émotionnelle. un live dans plus pure tradition et où le choix des titres ,très judicieux se révèle payant. |













